Signalement sanitaire glyphosate

Pour alerter les autorités sanitaires de la menace du glyphosate à l’encontre de la santé publique, vous pouvez remplir et envoyer le formulaire ci-dessous qui sera adressé par mail à l’Agence régionale de santé de l’océan Indien.

Mail de signalement sanitaire :

A l'attention de :
Direction de la veille et de la sécurité sanitaire,
Madame la Directrice Générale de l'Agence de santé de l'océan Indien,

Objet : Signalement sanitaire glyphosate île de la Réunion

L’île de La Réunion est à ce jour le deuxième département plus gros consommateur de glyphosate en France (voir les "Glyph'Awards" de l'association Générations Futures). 

Comme l'indique le rapport de Santé Publique France paru en février 2019 sur l’Évaluation des expositions professionnelles aux pesticides utilisés dans la culture de la canne à sucre à l'île de La Réunion et de leurs effets sanitaires, la probabilité de traitement des sols avec cet herbicide est élevée. Elle est passée « dans l’Est de 68 % en 1981 à 88 % en 2010 et dans l’Ouest de 33 % à 88 %" (réf. : "Projet MatphytoDOM" de l'INVS, publiée en février 2019).

La molécule de glyphosate possède un potentiel cancérogène (rapport du CIRC), de reprotoxicité, de perturbations endocriniennes démontré par au moins 250 études indépendantes. Trois nouvelles études en 2018 confirment la dangerosité, aux doses autorisées, de l'herbicide glyphosate, matière active du Roundup, dont celle-ci : https://www.bioaddict.fr/article/pesticides-trois-nouvelles-etudes-confirment-la-dangerosite-du-glyphosate-aux-doses-autorisees-a6013p1.html. Dans cet article, il est précisé que « même aux "doses usuelles" le glyphosate est toxique. Les résultats montrent que de nombreux paramètres biologiques ont été modifiés par l'absorption du glyphosate, la plupart étant liés au développement sexuel, à la génotoxicité et à l'altération du microbiome intestinal.»

Nous vous alertons donc sur la menace pour la santé publique que représente le glyphosate. Pour l’heure, aucune étude ne permet de relier cette exposition au nombre de cas anormalement élevé, ou d'une sévérité inhabituelle, de pathologies dans la population réunionnaise, telles le diabète, les pathologies cancéreuses, les pathologies respiratoires ou les néphropathies. Cependant, à l’instar du scandale du chlordécone aux Antilles françaises, les professionnels de santé s’interrogent de plus en plus sur les liaisons potentielles entre l’exposition aux pesticides, dont l’herbicide glyphosate fait figure de proue, et l’état de santé de la population de notre île.

En conséquence, nous vous demandons :
• De déclencher une évaluation des effets du glyphosate et autres pesticides sur la santé des Réunionnais -en priorité pour le monde agricole (agriculteurs.trices, paysagistes, enseignants en lycées agricoles, agronomes, …) et leurs proches- par le biais d'études ciblées permettant rapidement
• De mettre en lumière cet impact,
• Et de mettre en œuvre des mesures coordonnées entre les acteurs régionaux pour lutter contre l'exposition de la population aux produits phytosanitaires, en premier lieu le glyphosate.

De plus, au vu des données médicales actuellement disponibles, justifiant de notre point de vue la mise en place du principe de précaution, nous demandons :
• La mise en place d’une information scientifique, transparente et accessible, sur les effets toxiques d’une utilisation des pesticides par une exposition prolongée ;
• De recenser le nombre de personnes atteintes de pathologies en lien avec leurs activités professionnelles et ayant été exposées dans ce cadre à des substances chimiques ;
• La création d’un répertoire des maladies professionnelles en lien avec ce type d’intoxications graves et irréversibles ;
• Une concertation, sous l’égide des services de l’Etat, avec les services de la distribution (vente) et des douanes (importation) pour tendre vers une interdiction du glyphosate et autres pesticides à la Réunion,
• La promotion de solutions alternatives afin que notre département puisse au mieux et au plus vite sortir de l’agro-chimie.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’accepter, Madame la Directrice Générale, nos respectueuses salutations.

Le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.
Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu’elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne. Code pénal, l’article 226-4-1